Motifs de pavage
Quel motif, pour quel usage ?
Je distingue deux types de motifs de pavage : ceux qui proposent une direction visuelle précise, et ceux qui n'en proposent pas.
Pavages directionnels :
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Les pavages en arc :
" Brume sur la Seine, Un galet ricoche et glisse, les ondes s'entrelacent. "-
La queue de paon :
Très ancien motif antique utilisé dans les mosaïques de tesselles et de petits galets, en mural ou au sol dans les cours intérieures. Il ressemble comme son nom l'indique à des paons qui font la roue et qui s'imbriquent les uns dans les autres. Ce n'est que tardivement que la queue de paon s'est invitée dans les rues et les cours carrossables, bien après le pavage à la parisienne qui pourtant s'en inspire. Dans les années 1980, la queue de paon était très en vogue dans la rénovation des centres-villes. La "queue de paon deux couleurs", un peu tape-à-l'oeil, était alors très prisée. C'est un motif qui produit un effet directionnel très puissant. Il attire sur lui le regard et induit le mouvement.
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Le pavage à la parisienne :
Comme son nom l'indique, est indissociable de la ville de Paris. Il s'agit d'une succession de voûtes qui s'emboîtent les unes dans les autres et forment des vagues qui font écho à l'eau, maintenant très propre, qui coule dans la Seine. Très en vogue, la surface irisée du pavage en arc s'est étendue dans toute l'Europe et dans le monde.
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Le pavage en ligne :
Classique, jamais de mauvais goût, parfait en tout lieu. Il est comme un miroir pour ce qu'il entoure, ne s'imposant pas et sachant rester discret. Il s'accommodera aussi bien du charme d'un petit village médiéval que de la plus grande austérité de la Place Rouge.
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Le pavage en chevron :
Forme un motif en V distinctif. On le retrouve souvent aux Pays-Bas, où il est fréquemment réalisé en terre cuite. Il est moins courant en France, mis à part dans les carrelages.
Pavages « sans direction » :
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Pavage en losange :
Les entrées charretières de l'époque Napoléonienne, souvent joints mortier tirés au fer.
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Pavage à la berlinoise :
" Berlin le soir, Un ours passe, et m'offre une bière. "Dit aussi "Passe" (se prononce avec un fort accent allemand). Il représente un motif difficile à décrire avec des mots : une suite de chevrons qui s'imbriquent les uns dans les autres dans les quatre directions et forment un losange diffus qui brouille le regard. Il est très adapté aux places romantiques que l'on trouve à Berlin, où il est omniprésent. Il s'accommode difficilement des pavés trop standardisés.
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Pavage en pierres tout-venant, ou calade :
C'est le pavage des entrées d'étable avec ce qu'on appelle les pierre à vaches. Ce sont les chemins creux qu'on empierrait à la "va comme je te pousse", mais du mieux qu'on pouvait. Ces pierres, souvent récupérées dans les champs, sont tellement variées de formes et de tailles, qu'il est impossible d'appliquer un appareillage précis. Notez que ce type de pose serait absolument impossible à réaliser avec des cubes ou des parallélépipèdes. C'est un pavage, dont il reste quelques exemples, et il n'est pas dénué de charme.
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Conclusion
Cet article n'est qu'une introduction, un survol rapide. Les paveurs se sont essayés à explorer une multitude de formes partout dans le monde, il est impossible de tous les connaître. J'aurais pu évoquer les célèbres pavages de Copacabana au Brésil, les pavés de la rue Montorgueil à Paris, ou encore les pavages d'artistes. Mais je suis Paveur de Rue. Les motifs de pavages ne m'intéressent vraiment que s'ils produisent en eux des lignes de force qui n'ont pas pour seul but de flatter le regard, mais surtout celui de défier le temps.